Audrey Tanguy : les nerfs de la victoire

Au lendemain de sa victoire éclatante à la TDS, Audrey Tanguy raconte le combat psychologique qui l’a opposée à ses adversaires, et surtout à elle-même.

 

LA REPUBLIQUE DU TRAIL : Alors cette TDS, comment as-tu trouvé le nouveau parcours?

AUDREY TANGUY : Dur, très dur. Long, dur et très beau aussi.

 

RDT : La météo a été exceptionnelle, pendant toute la semaine d’ailleurs.

AT : Oui, la météo a été parfaite. Il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid, pas de pluie, c’était extraordinaire, nous avons eu beaucoup de chance. Depuis que je fais du trail, c’est la première fois que la météo est aussi bonne pendant toute la semaine de l’UTMB. Tout le monde a pu profiter de cette belle fête, même dans les rues de Chamonix. Quand il pleut, tout de suite, c’est moins drôle.

 

RDT : Quelle était ta stratégie cette année ?

AT : C’était la même que l’an dernier (NDLR : victoire sur la TDS 2018), je voulais partir tranquillement jusqu’à Bourg Saint-Maurice, surtout que cette année, le parcours est beaucoup plus long. C’était important de ne pas trop forcer dans les premières montées. Quand je sens que je suis bien et que j’ai envie de lâcher les chevaux, je le fais en montée mais jamais en descente parce que je casse des fibres et j’ai ensuite du mal à terminer les courses.

 

RDT : Est-ce que tu as changé des choses dans ton approche cette année?

AT : Oui, j’ai pris les bâtons ! J’étais un peu anxieuse parce que je n’avais pas vraiment fait de grosses sorties avec des bâtons. A vrai dire, cela a été une révélation. J’ai pu préserver mes jambes plus longtemps et mieux m’exprimer sur la fin de course. Cela m’a aidé en montée mais surtout en descente parce que j’ai souvent du mal sur les dernières descentes et là, j’ai pu vraiment m’exprimer jusqu’au bout. En ultra, je réutiliserai les bâtons, c’est certain.

 « La bataille psychologique a été bien plus longue et bien plus difficile que le combat physique. »

Vainqueur de la TDS 2019, en chaussettes. Photo: ©La République du Trail

La guerre des nerfs

RDT : Aux deux tiers de la course, Hillary Allen et Kathrin Götz te dépassent dans la descente de Beaufort, vous vous retrouvez finalement ensemble au ravitaillement. Chacune est dans sa bulle mais vous voyez très bien ce que font les autres à côté. Que se passe-t’il dans ta tête à ce moment ?

AT : Je ne m’attendais pas à voir les filles me dépasser. Cela a été un moment difficile mentalement, sans doute le plus difficile même. Quand je les ai vues revenir, il a fallu que je me remobilise et que je me dise que la course était loin d’être terminée. Je suis arrivée au ravitaillement en troisième position et le fait de voir qu’Hillary et Kathrin étaient toujours là m’a permis de voir combien d’avance elles allaient avoir en repartant. Je ne voulais pas me presser parce que c’est important de bien se ravitailler, en tout cas pour moi. Il faut vraiment prendre le temps parce que qu’à ce moment de la course, il reste encore beaucoup de kilomètres et s’il y a une erreur à ne pas commettre, c’est de se dépêcher pour gagner quelques minutes. Quand les filles sont reparties, je ne me suis pas inquiétée, j’ai fini de me ravitailler et me suis dit qu’il allait falloir repartir à la bagarre.

 

RDT : Oui, les filles sont parties et toi tu es restée à t’alimenter, sans te presser. Tu étais suffisamment en confiance pour te dire que tu pouvais les rattraper ou tu étais dans le doute?

AT : Ce qu’il faut savoir, c’est que je ne suis jamais sûre de moi, je doute tout le temps ! En fait, j’ai douté pendant toute la course, jusqu’à l’entrée dans Chamonix… Au niveau de Beaufort, j’étais clairement dans le doute. Au ravitaillement, j’ai dit à mon coach (NDLR : Pascal Balducci) que je n’allais jamais y arriver, que je ne savais même pas si j’allais réussir à finir la course. J’ai eu la chance de l’avoir à mes côtés à ce moment-là. Pascal me connaît parfaitement et il a su quoi me dire. Son discours m’a rassurée et je suis bien repartie.

 

RDT : Au niveau des écarts, cela a été le grand chassé-croisé avec Hillary. On a assisté à une grosse bataille physique mais la bataille psychologique semble avoir été encore plus rude.

AT : Oui, la bataille psychologique a été bien plus longue et bien plus difficile que le combat physique. Cela a vraiment été très dur pour moi qui, par nature, n’ai pas forcément confiance en moi. Pendant toute la course, il a fallu que je me répète en boucle: « tu peux le faire, il va falloir que tu le fasses, tu vas y arriver » et ça, c’est vraiment très fatigant (rires). C’est la première fois que je remporte une course de cette manière. Savoir que je peux avoir l’ascendant psychologique sur mes adversaires rend cette victoire particulièrement belle.

 

RDT : Après la course, les genoux dans le gif ont écrit : « Le sourire permanent d’Audrey, on veut bien connaître les blagues qu’elle se raconte pendant la course pour avoir autant la banane ». Alors?

AT : Je suis vraiment fan des genoux dans le gif, ils me vont mourir de rire ! Pour répondre à la question, non, je ne me raconte pas de blagues. Simplement, dans la difficulté, on souffre mais le sourire vient tout seul quand on voit les gens nous encourager. Le fait de sourire, ça redonne de l’énergie. Même quand je ne suis pas bien, les gens sont là, ils se sont déplacés, ils nous attendent, ils nous encouragent. Il y a des enfants, des familles, je ne peux pas tirer la tronche ! Le soutien du public me rend vraiment heureuse donc je souris.

« L’année prochaine, j’aimerais bien m’aligner sur l’UTMB. »

 

Photo: Peignée Verticale pour HOKA ONE ONE

RDT : À l’arrivée, l’émotion te submerge.

AT : Oui, en plus d’être de nature anxieuse, je suis aussi très émotive ! Sur la ligne d’arrivée, tout retombe. Le stress parce que la course a vraiment été difficile jusqu’au bout. La fatigue aussi. Et puis évidemment, la joie, immense. La joie d’accomplir l’objectif de la saison, d’être là, de voir les gens heureux, la joie d’apporter cette victoire à tous les amis, à la famille et au coach. C’est tout cela à la fois.

 

RDT : Hillary arrive quelques minutes après, vous vous tombez dans les bras comme deux vieilles amies. Qu’est-ce que vous vous dites?

AT : D’abord, on se félicite. Après la course, j’ai posté un mot sur Instagram : « Il n’y a pas de grande victoire s’il n’y a pas de grandes adversaires ». Cette année, pour le coup, j’ai été gâtée… Hillary et Kathrin se sont battues jusqu’au bout et c’est formidable. Kathrin a malheureusement lâché un peu plus tôt, enfin heureusement quand même (rires), mais le fait qu’Hillary tienne jusqu’au bout rend cette victoire d’autant plus belle. Hillary est une très grande championne et quand on sait ce qui lui est arrivé (NDLR : une chute à la Tromso Sky Race (Norvège) en 2018 qui a failli lui coûter la vie), sa performance est d’autant plus impressionnante. C’est la première fois qu’elle se lançait sur un format aussi long, elle est très douée et très forte, mentalement et physiquement. Je suis très contente d’avoir fait cette course avec elle et j’espère la recroiser bientôt.

© UTMB® – photo: Franck Oddoux

RDT : C’est donc ta plus belle victoire?

AT : Oui, clairement. Pour le déroulement, pour la bataille qu’on a menée mais aussi pour la gestion de course. J’ai fait d’autres belles courses cette année, notamment au Madeira Island Ultra Trail (115km, 6800m D+, Portugal). Je finis troisième. Devant, Courtney Dauwalter et Katie Schide ont simplement été meilleures, il n’y a rien à dire. En plus, Katie, c’est ma copine, j’étais contente pour elle. On aura beau dire, rien ne vaut une victoire.

 

RDT : Qui plus est si c’est une course de l’UTMB !

AT : Oui, j’habite à une heure et demie d’ici et je me sens chez moi. Ces sentiers, ces montagnes, ces gens, je les aime.

 

RDT : Donc on te revoit ici l’année prochaine ?

AT : Évidemment ! L’année prochaine, j’aimerais bien m’aligner sur l’UTMB.

 

RDT : Tu avais aussi annoncé qu’après la TDS, tu irais peut-être à la Réunion pour la Diagonale des Fous.

AT : Oui. A vrai dire, ma décision est prise depuis quelque temps. Je n’ai pas très bien vécu la Diagonale l’an dernier. J’y suis allée trop tôt et je n’étais pas prête à vivre une course aussi difficile. Pourtant, on m’avait prévenue… Il y a un monde entre courir 16 et 30 heures. Là-bas, les sentiers sont très techniques et mentalement, c’est difficile. J’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre et je veux y retourner dans de meilleures conditions, en étant mieux préparée.

 

L’ombre du doute

RDT : Tu as longtemps hésité à te lancer dans la compétition, pourquoi?

AT : La compétition, j’en ai déjà fait dans d’autres sports. J’ai fait du patinage artistique pendant dix ans, du tennis. Ce sont des sports où l’aspect psychologique est primordial. Je perdais tous mes matchs à cause parce que j’avais simplement du mal à faire des matches contre quelqu’un. Bien sûr, il y a aussi des adversaires en trail mais ce que j’aime, c’est que c’est avant tout un combat contre soi-même. Au début, j’ai fait du trail sans le savoir, je viens d’une famille de coureurs, ma mère court tous les jours deux heures et on a toujours couru en famille. Il n’y avait pas d’entraînement structuré, on faisait des sorties pour le plaisir de la montagne et je ne savais pas que j’étais douée. Ensuite, j’ai fait quelques courses parce que des amis ou mon beau-père m’y ont traînée. J’ai fait des podiums mais je me disais toujours que les meilleurs n’étaient pas là. Puis je me suis lancée sur des courses plus sérieuses et j’ai continué à faire de bons résultats. Maintenant, c’est clair, j’aime les courses et j’essaie de m’entraîner spécifiquement pour la compétition. Mais à la base je ne n’entraînais pas pour la compétition, pas du tout.

« Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il se sentait vraiment bien avant une course. Ou alors c’est du bluff. »

RDT : Tu parles beaucoup de stress et d’anxiété. Est-ce quelque chose que tu as travaillé ?

AT : Oui, je suis clairement une personne anxieuse. J’essaie de travailler dessus mais ce n’est pas évident. Tout ce stress est justement lié à la compétition. C’est pour cela qu’au début, je ne faisais pas de compétition. Il faut savoir que plus jeune, après avoir gagné le cross du collège, je ne suis pas allée faire les compétitions supérieures à cause du stress. Au bac, pour les mêmes raisons, je n’ai pas fait le 3 x 500m alors que j’avais 20 pendant l’année… Bref, je ne ferai jamais du 1000m ou du 10000m, ça ne serait que de la souffrance. Avec l’ultra, l’avantage, c’est qu’on a le temps d’évacuer ce stress. Aujourd’hui, au départ d’une course, je sais que je vais stresser. J’essaie de l’accepter et de me dire que je suis ici pour passer une journée en montagne et que c’est ce que j’aime faire.

 

RDT : Pour certains, un des remèdes au stress, c’est d’arriver hyper-préparé.

AT : C’est vrai mais je pense que presque tous les Elites ont quand même l’impression que quelque chose ne va pas avant une course. Ils ont mal quelque part ou il y a quelque chose d’autre qui cloche. Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il se sentait vraiment bien avant une course. Ou alors c’est du bluff. L’an dernier, à la TDS, j’avais une douleur à la cuisse et j’avais peur de ne pas finir. Au final, pas de douleur pendant la course, j’étais prête. J’ai finalement fait un bon début mais je n’aurais jamais pu dire que j’allais gagner la course parce qu’on ne sait jamais comment ça va se passer sur un ultra. Il y a tellement de paramètres en jeu…

 

RDT : Quand tu as commencé la compétition, tu étais impressionnée par les Elites. Cela t’a peut-être aidé à progresser d’ailleurs. Maintenant que tu es Elite, c’est toi que l’on regarde. Ce statut de favorite est-il un poids ou un avantage aujourd’hui ?

AT : Les Elites, je continue à les regarder. Courtney Dauwalter par exemple, je suis vraiment fan, elle est tellement forte ! En ce qui me concerne, même si mon statut a changé, j’ai du mal à m’en rendre compte, je suis toujours surprise que les gens connaissent mon nom et veuillent me prendre en photo. Cela me fait plaisir mais en même temps, je ne m’en rends pas trop compte ou peut-être que je ne veux pas m’en rendre compte. En tout cas, dans la vie, je suis professeur d’EPS et la course, c’est seulement pour me faire plaisir. Et si je fais des bons résultats, c’est tant mieux et ça me fait plaisir.

Photo: © UTMB®

De la pratique à la méthode

RDT : Tu ne t’es jamais réellement blessée jusqu’à présent, c’est quoi ton secret ?

AT : C’est vrai, j’ai plutôt été épargnée jusqu’à présent. Les blessures me font très peur. Sans tomber dans l’obsession, je fais vraiment attention. J’aime m’entraîner et j’ai toujours beaucoup couru. Même avant la compétition, je courais tous les jours. Pour les compétitions, je fais attention à ne pas trop charger le calendrier. Il y a des filles qui ont besoin d’en faire tout le temps. En ce qui me concerne, c’est le contraire, le stress me prend trop d’énergie. Quand je termine une compétition, je suis bien contente d’avoir deux mois de pause avant de repartir sur une autre course. Je fais aussi attention au sommeil, à l’alimentation… C’est vraiment toute une hygiène de vie. Il ne suffit pas de faire attention 15 jours avant une compétition pour performer et éviter les blessures. On demande tellement à notre corps qu’il faut en prendre soin tout le temps.

« Je ne recommanderais pas de faire de l’ultra avant 30 ans. Cela peut être très dangereux, il faut y aller petit à petit. »

 

RDT : La longue distance, c’est quelque chose que tu as réussi à faire avec beaucoup de succès. Comment as-tu franchi le cap ?

AT : Mon cas est un peu particulier parce que j’ai toujours fait du long, sans jamais passer par des distances plus courtes. Une fois j’ai fait un 24 km, puis un 42km, un 73km et enfin un 85km. J’ai toujours fait du long parce que je me suis rendu compte que c’est ce que je préférais. Quand on aime courir, plus c’est long, plus on aime. Par contre, il ne faut pas penser qu’on peut passer sur de la longue distance du jour au lendemain. Mon histoire est particulière, je cours depuis que j’ai quatre ans et en famille, on a toujours couru, peut-être deux heures tous les jours. Je ne conseillerais pas de passer tout de suite à la longue distance. L’ultra trail est devenu médiatique et beaucoup de gens ont envie de s’y essayer, notamment les jeunes. Moi qui suis professeur d’EPS, je ne recommanderais pas de faire de l’ultra avant 30 ans. Cela peut être très dangereux, il faut y aller petit à petit.

 

RDT : As-tu déjà connu ces fameux problèmes gastriques?

AT : Non, j’ai de la chance ou alors c’est parce que je cours depuis longtemps. Pour autant, ce n’est quand même pas un plaisir de manger en course, vraiment pas. Il faut que je me force, c’est un paramètre à intégrer et si on veut finir la course correctement, il n’y a pas le choix. Quand on voit ce qui est arrivé à Courtney, moi, ça ne m’est jamais arrivé. Peut-être parce que je ne force pas autant qu’elle (rires) !

 

RDT : Oui, Courtney sourit toujours mais en arrivant à Champex, elle ne souriait plus du tout…

AT : Oui, Courtney est capable d’aller très loin dans la souffrance. Il y a vraiment peu de gens capables d’aller aussi loin qu’elle. C’est quelqu’un de très doué qui est aussi capable de supporter la douleur à un niveau extrême. Récemment, sur un 200 miles, elle a vomi et n’a pas pu s’alimenter sur 150 miles. C’est une chose dont je suis parfaitement incapable, Courtney est vraiment quelqu’un à part.

 

RDT : Aujourd’hui, pour gagner, il faut aussi savoir faire de la vitesse sur du plat. Est-ce quelque chose que tu as travaillé ?

AT : Oui, mais cela n’a pas été évident, déjà parce qu’Antoine Guillon, mon ancien coach, n’était pas un adepte du fractionné. Pour lui, ce n’est pas vraiment utile en ultra et j’étais d’accord avec lui. Mon nouveau coach fonctionne différemment. Il me fait travailler le fractionné, notamment sur le plat. J’ai eu beaucoup de mal à accepter ce genre d’exercices, notamment vis à vis de cette souffrance courte et très intense que je ne connaissais pas.

Peignée Verticale pour HOKA ONE ONE. photo: T.Nalet

RDT : Ce sont de véritables gammes d’athlétisme.

AT : Oui, au début, j’étais réfractaire mais Pascal est arrivé à me faire changer d’avis. Aujourd’hui, j’apprécie plus ce genre d’exercice, peut-être parce que la souffrance n’est plus la même. Quand on sent que l’on progresse, on accepte mieux ces entraînements mais au début, c’est vraiment terrible.

 

RDT : Quel est le programme pour l’année prochaine ?

AT : L’UTMB® a priori et en juin, j’aimerais faire la Western States aussi. J’aimerais aussi retourner au Madeira Island Ultra Trail parce que c’est une course que j’adore. Je ferai peut-être la Transgrancanaria aussi mais ce n’est pas sûr. Sinon cette année, je voulais encore faire la Transjeju (110km, 4800m D+, Corée du Sud) mais je dois en discuter avec mon coach. Je ne ferai peut-être que le 50km.

 

RDT : Il paraît que c’est difficile d’enchaîner Western States et UTMB®.

AT : Cette année, Courtney Dauwalter avait prévu de faire la Western States, la Hard Rock et la TDS. Ok, c’est Courtney mais je pense que le travail de vitesse sur du plat n’est pas incompatible avec un UTMB®. On va en discuter avec le coach. De toute façon je ferai la Western States un jour, mais l’année prochaine, la priorité, ce sera l’UTMB®.

 

RDT : Tu organises un repas chez toi ce soir. Qui rêves-tu d’avoir à ta table ?

AT : Katie Schide, parce que c’est ma copine et surtout parce qu’elle n’arrête pas de manger ! Avec Katie, on se fait toujours plaisir sur les plats. Avec elle, au moins, je ne culpabiliserai pas (rires) ! Sinon, mes amis proches, en particulier ma meilleure amie Adèle qui était là pendant la course. Elle m’a suivi avec son petit garçon Camille, qui est mon filleul, et Julien, son conjoint. Adèle est une personne très importante pour moi, c’est grâce à elle si je fais de la compétition et que j’en suis là aujourd’hui.

 

RDT : Merci Audrey et bonne chance pour la suite !

AT : Merci à toi !

 

Audrey Tanguy – le palmarès :

Vainqueur :

  • UTMB® – TDS (121km puis 145km, 7500m D+ puis 9100m D+), 2018, 2019.
  • L’Echappée Belle – Traversée Nord (85km, 6000m D+), 2017.
  • Translantau (100km, 5800m D+, Hong Kong), 2019.

 

Podiums:

  • Grand Raid, “La Diagonale des Fous” (163km, 9600m D+, La Réunion), 2e en 2018.
  • 90 km du Mont-Blanc (90km, 6200m D+), 2e en 2018.
  • Madeira Island Ultra Trail (115km, 6800m D+, Portugal), 2e en 2018, 3e en 2019.

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